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La Société Générale de Belgique 1822-1997
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La Société Générale de Belgique 1822-1997

€80.19

Editions : Fonds Mercator

Auteurs : R.Brion, J.-L.Moreau

Finition : Couverture cartonnée, encore dans son coffret d'origine

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La Société Générale de Belgique ; 1822-1997 : R. Brion et J.-L. Moreau

A côté d’études scientifiques, l’histoire de la Société Générale a inspiré beaucoup d’écrits polémiques. Le présent ouvrage a pour ambition, en mettant en œuvre une masse d’archives inédites, de chercher à comprendre pourquoi les opinions sur la première entreprise du pays ont souvent été aussi tranchées. 

Le débat sur le rôle de la Société Générale est plus vieux que la Belgique elle-même. Son fondateur, le roi Guillaume, lui donna en 1822 une vocation véritablement nationale, n’hésitant pas à lui conférer le privilège d’émettre des billets de banque et d’assumer la charge de caissier de l’État. La Révolution la confirma dans ces fonctions, jusqu’à la création de la Banque Nationale, en 1850. Mais le rôle quasi institutionnel de la Générale n’en fut pas pour autant terminé. A l’intervention des pouvoirs publics, elle continua à s’occuper activement du développement de l’industrie lourde, comme banque mixte jusqu’en 1934, comme holding ensuite. 

En filigrane de cette évolution se dessinent des débats de société toujours actuels : quel rôle les pouvoirs publics peuvent-ils ou doivent-ils jouer dans l’économie ? La dialectique historique amènera-t-elle la chute du capitalisme ? L’industrialisme – quand on parle de la Société Générale, on pense inévitablement au charbon, au rail et à l’acier – est-il véritablement facteur du progrès ? La libre entreprise peut-elle composer avec la social-démocratie ?

Refaire l’histoire de la Société Générale, c’est aussi retracer celle d’un capitalisme à la Belge. C’est en Belgique que naquit la banque mixte, s’occupant à la fois d’opérations à court et à long terme, banque de dépôt et crédit industriel. C’est en Belgique qu’apparurent les premiers holdings, concentrations verticales d’entreprises affiliées à des sociétés mères. Et c’est en s’inspirant notamment du modèle belge que les que les pays voisins, qui seront plus tard le noyau de l’Union Européenne, cartellisèrent leurs industries avant l’ouverture du « grand marché ». Tout cela, c’est en bonne partie à la Société Générale qu’on le doit. Sans parler du rôle fondamental qu’elle joua dans la formidable expansion du pays vers l’étranger et notamment au Congo belge, où elle apparaît une fois de plus comme la championne du « capitalisme de concession ». 

L’ouvrage dresse un parallèle constant entre l’histoire de l’entreprise elle-même et celle de l’espace économique, social et politique belge depuis 175 ans ? A travers une révolution, deux guerres mondiales, la Guerre froide et une demi-douzaine de crises économiques majeures, la société de la rue Royale a à la fois écrit et subit l’histoire nationale. Parmi les nombreux acteurs de cette aventure, plusieurs ont marqué de leur personnalité exceptionnelle de l’histoire belge. 

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